24.09.2008

Changer à gauche pour changer la France

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Discours Martine Aubry au CN du 23 septembre 2008

 

Chers camarades,

Nous voulons « changer la gauche pour changer la France ».

Le titre de notre motion, ce sont les militants qui l’ont trouvé.

Dans les sections et les fédérations, ces dernières semaines, que nous ont-ils dit, j’allais dire que nous ont-ils crié : « de changer le parti socialiste », « de le changer en étant fiers de nos valeurs », « pour demain changer la France ».

Oui, nous devons changer.

Car nous vivons, -personne n’en doute plus- la fin d’une époque, la fin d’un système.

Ouvrons grands nos yeux et nos oreilles.

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21.09.2008

Aubry candidate pour ancrer le PS «clairement à gauche»

La maire de Lille, qui prend la tête d'une motion pour le congrès de Reims, a réuni ses partisans, samedi à Paris.

logo figaro.jpgLe Figaro - Nicolas Barotte le 22/09/2008

Ils sont ravis. Leur «Meccano», que beaucoup jugeaient improbable, a bel et bien abouti. Samedi, l'alliance des Reconstructeurs s'est transformée en motion pour le congrès de Reims. La maire de Lille, Martine Aubry, en sera la première signataire. Dimanche matin, en débriefant au téléphone la réunion de la veille, Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone n'en revenaient pas : «On aurait voulu l'organiser, on n'aurait pas fait mieux», se sont félicités les deux artisans de ce rassemblement. C'est la «fin des Reconstructeurs», dit Claude Bartolone. «Maintenant il faut passer à autre chose.» Un rassemblement pour conquérir le PS, derrière Martine Aubry prétendante de fait au poste de premier secrétaire.«Je prendrai toutes mes responsabilités mais nous n'en sommes pas là, a déclaré la maire de Lille. Si nous sommes en capacité, nous déciderons tous ensemble.» Cette déclaration prudente - elle n'est pas officiellement candidate au poste de premier secrétaire - lui a été soufflée par le président de la Région Nord-Pas-de-Calais, Daniel Percheron, modernisant une formule de François Mitterrand.

«Il nous faut changer le Parti socialiste pour changer le pays, renoncer à nos vieilles querelles, oublier la présidentielle pour nous mettre ensemble au travail et nous adresser aux Français», a-t-elle lancé, samedi à la Bellevilloise à Paris. «Il faut un Parti socialiste clairement à gauche. La confusion ne mène à rien.» La maire de Lille critique l'ambivalence de Ségolène Royal vis-à-vis des centristes du MoDem, à qui elle avait tendu la main.

Mais le rassemblement qui soutient Aubry, se révèle lui aussi hétéroclite : outre ses propres amis, figurent des responsables du Nord-Pas-de-Calais, les proches d'Arnaud Montebourg, les partisans de Laurent Fabius et une partie du courant de Dominique Strauss-Kahn.

Fracture européenne

Mais les anciennes querelles seraient dépassées. «Vous vous demandez : “qu'est-ce qu'un type comme moi fait avec les fabiusiens ?” J'ai des brevets, des garanties : je les ai combattus toute ma vie !», a lancé le président de la Région Ile-de-France Jean-Paul Huchon, proche de DSK, déclenchant l'hilarité. Pour lui, il faut tourner la page, notamment la fracture européenne qui avait opposé les uns aux autres en 2005 : «Ce sont des gens aussi exigeants que moi sur les valeurs européennes», a-t-il assuré.

L'offre de rassemblement s'adresse aussi au député du Doubs Pierre Moscovici, premier signataire de «Besoin de gauche», la contribution des proches de DSK. Aubry lui voit «une place centrale». Mais parce qu'il est réticent à l'alliance avec les fabiusiens, il s'interroge encore.