12.07.2008
Europe : Monsieur Barnier est-il compétent ?
Dans l’émission "On refait l’Europe" du 1er juillet 2008, pendant laquelle il a débattu avec Laurent Fabius, Michel Barnier, Ministre de l’agriculture et de la pêche, s’est trompé, et dans les grandes largeurs.
Alors que Laurent Fabius exposait sa vision, défendue de longue date, d’une Europe différenciée permettant aux Etats qui le souhaitent d’aller plus loin ensemble -sur le social, l’énergie, la recherche, l’innovation- sans être bloqués par les autres, il a été brutalement interrompu par Michel Barnier qui lui a reproché d’être "arrogant" et de dire "n’importe quoi". Les faits donnent pourtant raison à l’ancien Premier Ministre : tous les détails sur http://www.laurent-fabius.net/article1100.html
Vous pouvez réécouter l’émission sur :
http://www.rtl.fr/fiche/667562/ils-ont-refait-l-europe-ma...
07:45 Publié dans Europe, Laurent Fabius | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.10.2006
La question de l'Europe va-t-elle revenir lors des débats entre les "présidentiables" socialistes
10:25 Publié dans Europe, Jean-Luc Mélenchon | Lien permanent | Envoyer cette note
12.09.2006
Laurent Fabius s'engage pour relancer et réorienter l’Europe après 2007.
Dans le monde actuel traversé de menaces et de conflits, l’Europe ne joue pas un rôle à la mesure de sa mission de paix, d’indépendance et d’équilibre : on le constate dramatiquement au Proche-Orient. Le futur Président de la République aura pour mission de relancer l’Union européenne. Cela exigera une réorientation d’ensemble, dans la fidélité au vote des Français le 29 mai 2005.
Je combattrai la politique absurde de l’euro cher et du laisser-faire libéral, responsable de nombreuses délocalisations. Le pilotage économique et monétaire de l’eurogroupe face notamment à la Banque centrale européenne devra être amélioré, un traité d’harmonisation sociale et fiscale entre Etats membres élaboré, et une nouvelle Constitution adoptée par référendum, plus courte, lisible par tous et recentrée sur les valeurs et les institutions. Le budget européen devra être renforcé.
Tout nouvel élargissement de l’Union sera subordonné à la réalisation préalable de ces avancées, indispensables notamment pour lutter contre la mondialisation financière. Et je proposerai la mise en place d’une défense européenne aux autres Etats membres qui le souhaitent.
Ces propositions sont ma contribution à l’enrichissement du projet socialiste. Elles ne s’y substituent pas et ne visent pas à l’exhaustivité. Ce sont des engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance pour que chaque Française, chaque Français sache dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche.
Cliquez ici pour prendre connaissance des interventions récentes de Laurent Fabius sur l’Europe et ici pour celles sur la politique étrangère et la mondialisation.
13:55 Publié dans Europe, international, Laurent Fabius | Lien permanent | Envoyer cette note
01.06.2006
Un an après le 29 mai, relancer l'Europe sur la base du vote majoritaire des Français et des électeurs de gauche
1) Le Non était nécessaire. Aujourd'hui, les Français ne regrettent pas leur vote,
Tout l'indique : si le référendum avait de nouveau lieu aujourd'hui, les Français confirmeraient leur vote. Ils ont raison : le Non était nécessaire pour porter un coup d'arrêt à la dérive libérale de l'Europe. Ce vote n'a pas été un vote « anti-européen » mais un vote de refus de l'Europe de la «concurrence libre et non faussée», de la croissance faible et du moins-disant social, du toujours plus de pays membres et du moins en moins de règles du jeu protectrices - cette Europe que consacrait notamment la partie III du projet de Constitution.
On nous annonçait des catastrophes si les Français votaient Non : aucune n'a eu lieu. S. Royal affirmait, par exemple, « si le Non l'emporte, je serai obligée de privatiser les cantines scolaires du Poitou-Charentes » (Mots Croisés, France 2, 16 mai 2005). J. Chirac avait affirmé pour sa part que la France deviendrait le « mouton noir de l'Europe » (Interview du 3 mai 2005).
Un début de prise de conscience sociale a eu lieu. La directive Bolkestein sur les services a été révisée pour retirer le principe du pays d'origine. Du côté des partisans du Oui, certains - mais pas le trio Chirac-Villepin-Sarkozy - commencent à parler d'un protocole social (A. Merkel), de la nécessité d'être plus actif face aux OPA (le Premier ministre du Luxembourg), de la constitution d'un groupe moteur (les Premiers ministres belges et italiens) mais on est encore loin du compte.
C'est la crise européenne sociale économique démocratique qui a entraîné le Non et pas le Non qui a provoqué la crise. Après avoir nié cette réalité, nombreux sont ceux qui commencent à le reconnaître.
2) Le Non était un commencement, pas un achèvement. Il faut maintenant un plan de relance européenne.
A partir du vote des Français, c'était au Président de la République de proposer un plan de relance de l'Europe. J. Chirac n'a rien fait. Il s'est accordé avec Tony Blair pour doter l'Europe d'un budget au rabais. Ce ne sont pas les électeurs qui ont mis l'Europe en panne, mais Chirac et ses homologues qui ont refusé de la relancer après les Non français et hollandais.
3) Dans ce contexte, Laurent Fabius propose un plan de relance fondé sur trois piliers...
Relancer et réorienter les politiques pour une Europe sociale et de la croissance
- Europe sociale : proposer à nos partenaires des critères de convergence sociale.
- Europe de la croissance et de l'innovation : stratégie intégrée dans les domaines de l'énergie (taxe communautaire assise sur l'énergie et politique en faveur des énergies renouvelables) et de la recherche (pacte positif pour la recherche, en dehors des critères de Maastricht).
- Europe élargie solidaire : « nouvel équilibre de l'élargissement », effort budgétaire accru en faveur des nouveaux membres, en l'échange d'un engagement de convergence fiscale et sociale pour stopper les délocalisations intra-européennes.
- Nouvelle politique commerciale et de la concurrence pour défendre le modèle social et les salariés européens dans la mondialisation (passage du libre échange au juste échange).
Proposer une vraie Constitution aux Français et aux Européens
- Un préalable : le futur projet de Constitution doit être soumis à l'approbation des Français par référendum, contrairement à ce que souhaitent Sarkozy et certains au-delà de son camp.
- Contenu du projet : mise à l'écart de la partie III sur les politiques, lesquelles devront évoluer ; reprise de l'essentiel de la partie II (Charte des droits), et nouvelles négociations sur les parties I et IV, certains points très importants faisant débat : concilier principe de concurrence et celui de service public ; faciliter les coopérations renforcées ; prendre en compte la croissance et l'emploi dans les statuts de la BCE ; nombre de membres de la Commission, etc...
- Méthode pour élaborer le nouveau texte : conférence intergouvernementale après 2007 puis, parmi les solutions possibles, Constituante élue en 2009 en même temps que le Parlement et approbation le même jour par l'ensemble des peuples européens.
Préciser les moteurs et les frontières de l'Union
- Relance du couple franco-allemand, notamment autour d'une armée commune à l'horizon 2014, un siècle après Verdun.
- Renforcement de la zone Euro : pilotage économique et politique de change pour la croissance et l'emploi, harmonisation fiscale et sociale.
- Pas de nouvel élargissement de l'Union et de la zone euro avant d'avoir défini un nouvel équilibre de l'élargissement avec les membres actuels et d'avoir renforcé le pilotage économique de la zone Euro.
- Implication du Parlement européen dans la relance démocratique de l'Union
- Dire clairement à certains pays candidats (Turquie, Ukraine) qu'ils n'ont pas vocation à court terme à rejoindre l'Union et construire un partenariat privilégié avec les pays de la zone méditerranée aujourd'hui négligée.
Ce plan de relance s'appuie sur un calendrier précis, avec les trois années utiles :
- 2007 : l'élection du nouveau Président de la République, qui proposera à nos partenaires une nouvelle ambition européenne ;
- 2008 : La France préside au second semestre l'Union. Elle a les moyens concrets d'être une force motrice de la renégociation ;
- 2009 : Elections au Parlement européen.
4) Plutôt que refaire le match dont une majorité de Français et une majorité plus forte encore d'électeurs de Gauche ont donné le résultat, le rôle des dirigeants d'Etat et des responsables politiques est de relancer l'Europe.
Les Français ont tranché, leur vote s'impose à tous. Ceux qui continuent de dénoncer le résultat du référendum parce qu'il ne correspond pas à leur choix desservent la cause européenne. Par leur refus du vote populaire, ils aggravent la coupure entre les citoyens et l'Europe. On ne pourra pas réconcilier le Oui et le Non si on méprise le suffrage universel. Un an après le 29 mai, chacun comprend que l'un des enjeux de 2007 est de relancer l'Europe et de réorienter ses politiques : c'est ce que propose Laurent Fabius.
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