08.09.2006
Laurent Fabius s'engage pour l’emploi et la croissance au profit de tous.
Le chômage et la précarité minent notre société. Nous placerons la relance de l’emploi durable et la lutte contre la précarité au cœur de notre projet. Pour l’emploi, cela exigera un soutien de la demande des ménages et la dynamisation des entreprises.
Dans les grandes entreprises, les exonérations de cotisations sociales, largement inutiles, seront progressivement supprimées. Les ressources ainsi récupérées seront affectées à raison d’un tiers pour les emplois jeunes, un tiers pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, un tiers pour le soutien aux investissements et à la croissance des petites et moyennes entreprises. Ces dernières bénéficieront d’un accès garanti à la commande publique.
Pour permettre le succès durable des entreprises qui se créent, nous accroîtrons durant les premières années d’activité les facilités fiscales et sociales, l’accès au crédit, ainsi que les aides à l’innovation et à l’exportation.
Contre la précarité, nous créerons une couverture professionnelle universelle qui, par un soutien efficace aux chômeurs, un accès renforcé à la formation professionnelle permanente et des droits sociaux garantis, permettra de mieux aménager les temps de transition professionnelle. Dans le même esprit, nous abrogerons le CNE.
Ces propositions sont ma contribution à l’enrichissement du projet socialiste. Elles ne s’y substituent pas et ne visent pas à l’exhaustivité. Ce sont des engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance pour que chaque Française, chaque Français sache dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche.
24 août 2006
12:45 Publié dans dossier emploi, Laurent Fabius | Lien permanent | Envoyer cette note
03.09.2006
Laurent Fabius s'engage pour le pouvoir d'achat
SMIC à au moins 1 500 € et réduction des inégalités de rémunération
La France est profondément inégale. Afin de réduire les inégalités sociales et d’encourager la croissance, le pouvoir d’achat des revenus petits et moyens sera amélioré.
Le nouveau gouvernement augmentera immédiatement le SMIC de 100 €. En compensation, les cotisations sociales seront allégées pour les entreprises de moins de 50 salariés. Une conférence salariale examinera notamment la diffusion de la hausse du SMIC aux autres salaires. Pour compenser la hausse du coût des carburants, une prime transport sera instaurée pour les salariés.
Les mesures fiscales les plus injustes de la droite seront remises en cause dans le cadre d’un collectif budgétaire d’été. Les régimes sociaux et fiscaux réservés aux « stock options », qui ont donné lieu à beaucoup d’abus de la part de certains dirigeants, seront supprimés, sauf pour les entreprises en création pendant leurs 5 premières années d’activité.
Ces propositions sont ma contribution à l’enrichissement du projet socialiste. Elles ne s’y substituent pas et ne visent pas à l’exhaustivité. Ce sont des engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance pour que chaque Française, chaque Français sache dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche.
09:30 Publié dans dossier emploi, Laurent Fabius | Lien permanent | Envoyer cette note
17.03.2006
En finir avec l’irresponsabilité des entreprises
La mise en concurrence des peuples et des territoires par les entreprises, ainsi que la privatisation des profits et la socialisation des pertes sont devenus des axiomes que plus personne ne semble remettre en cause, et qui imposent toujours davantage de libéralisation et dérégulation des sociétés. Et pourtant, le développement économique et le commerce sont des éléments constitutifs des sociétés humaines, sans lesquels il n’y a ni échange, ni développement possible. Il nous faut donc soumettre les entreprises aux intérêts supérieurs des peuples, en exigeant d’elles qu’elles assument enfin leurs responsabilités vis-à-vis de la collectivité.
Celles-ci sont de trois ordres.
1. Les entreprises doivent assumer leur responsabilité sociale. La baisse continue des cotisations sociales, l’irresponsabilité des entreprises dans leurs politiques de licenciements, au seul but du profit, n’est plus admissible. Nous sommes donc opposés au principe des exonérations de cotisation sociale (quand on recrute un salarié, on paie son droit à la santé ou à la retraite). Et nous proposons au contraire de les augmenter significativement pour les entreprises qui recourent au travail jetable.
2. Les entreprises doivent assumer leur responsabilité écologique. Aujourd’hui, elles ne paient pas pour les impacts environnementaux de leurs actions. De fait, elles scient la branche sur laquelle elles sont assises. De plus en plus de ressources vont se raréfier et se renchérir. Il faut donc intégrer réellement dans le coût des produits l’impact sur l’environnement de leur production. Cela s’entend de l’extraction des matières premières (en taxant davantage celles non renouvelables), à leur transformation en produits finis (incluant la pollution générée par cette transformation) et à l’impact du transport de ces matières.
3. Les entreprises, enfin, doivent respecter les exigences du bien commun. Aujourd’hui, le système économique fait que de nombreuses entreprises s’opposent au progrès pour les peuples. Elles rachètent des brevets pour empêcher des innovations, elles n’investissent plus dans la production mais dépensent pour se racheter entre elles à des fins de profits pour les actionnaires, elles sont responsables d’un mouvement de déqualification générale des travailleurs. Or les besoins à venir sont immenses pour assurer l’accès aux futurs 9 milliards de personnes aux besoins essentiels (eau, énergie, nouvelles technologies, santé, etc.). Il faut donc modifier les systèmes de taxation des entreprises et de brevets pour encourager les progrès qui bénéficient à l’humanité et pénaliser les comportements qui s’y opposent.
06:00 Publié dans coup de gueule, dossier emploi | Lien permanent | Envoyer cette note
15.02.2006
Les premières plaintes de salariés en CNE licenciés arrivent aux Prud'hommes
Six mois après la création du contrat nouvelle embauche (CNE), une dizaine de dossiers de salariés contestant leur licenciement sont arrivées aux Prud'hommes à Paris et en province, selon les syndicats.
Parmi les litiges cités par les syndicats, un employé remercié pour dix minutes de retard, une femme licenciée quelques jours après avoir annoncé sa grossesse, un homme licencié après avoir réclamé le paiement d'heures supplémentaires, un autre parce qu'il devait s'absenter en raison d'une opération chirurgicale quelques semaines après son embauche. La CGT parle également de "fraude" consistant à embaucher en CNE un intérimaire après la fin de sa mission, puis de rompre le contrat quelques semaines plus tard, évitant ainsi d'avoir à verser une prime de fin de mission d'intérim.
Bien sûr la plupart des gens hésitent à se lancer dans une procédure pour deux mois de salaire et parce que ce contrat concerne des petites entreprises dans lesquelles il y a peu ou pas de présence syndicale et où les gens revendiquent et se défendent peu.
Et puis difficile de prouver l'abus lorsque le contrat peut être rompu durant deux ans sans justification et que, contrairement à un CDI ou un CDD, c'est au salarié de prouver que son licenciement est abusif.
Des juristes en droit du travail, dans une tribune au "Monde" samedi, ont mis en garde contre la "perversion du système" estimant que "l'ignorance du motif du licenciement va contraindre le salarié désirant le connaître à assigner presque systématiquement en justice son employeur".
Mais comment convaincre un collègue aussi menacé que soi de venir témoigner? Pour le salarié, le résultat du CNE c'est que pendant deux ans, il doit être totalement dévoué à l'employeur. En clair, pendant ces deux ans: il ne réclamera pas ses heures sup', il ne se syndiquera pas, il ne réclamera pas l'organisation d'élections du personnel ... Tous les droits du code du travail sont mis entre parenthèses, contrairement à ce que peut dire le gouvernement. Et on se dirige vers la même chose avec le contrat première embauche".
Heureusement "à partir du moment où on leur fournit quelques indices troublants, les Prud'hommes ont un pouvoir d'investigation assez large" précisent les syndicats et les "petits patrons" n'aiment pas être assignés en prud'homme, cela fait mauvais effet !!!
16:25 Publié dans dossier emploi | Lien permanent | Envoyer cette note
03.01.2006
Non à la France de l'emploi précaire !
Plus de 40.000 emplois ont été détruits en France en trois ans, mais le Premier ministre parvient depuis quelques mois à afficher une baisse du nombre de chômeurs, alors que les créations d'emplois restent atones. Comment fait-il ?
21:42 Publié dans dossier emploi | Lien permanent | Envoyer cette note
La chasse aux chômeurs est ouverte
Alors que le gouvernement annonce sur tous les tons une décrue du chômage, sans jamais parler de l'explosion des radiations de l'ANPE, la nouvelle Convention Unedic signée le 22 décembre réduit encore les droits à l’indemnisation des chômeurs, avec plus de 100 000 chômeurs passant d’une durée d’indemnisation de 23 à 12 mois. De quoi faire exploser les fins de droits début 2007, de même que les entrées au RMI. Un décret pris en plein mois d’août dernier a déjà préparé cette véritable chasse aux "mauvais chômeurs". Cette machine à radier les demandeurs d’emplois des registres est combinée avec la précarisation extrême des contrats de travail issue des ordonnances Villepin sur l’emploi. En autorisant les entreprises d’intérim à s’occuper du placement des chômeurs à la place de l’ANPE, la loi Borloo avait déjà engagé depuis un an la normalisation libérale du marché du travail. Là où la notion même de « droit du travail » impliquait en France que le travail ne soit pas considéré comme une simple marchandise.
11:45 Publié dans dossier emploi, dossier exclusions | Lien permanent | Envoyer cette note




