02.09.2008
Big brother (ou plutôt EDVIGE) is watching you !!!
Photo de Vic Polsinelli sur http://www.vicgallery.com
"Monsieur le procureur de la République,
J'ai l'honneur de porter ci-dessous à votre connaissance une liste d'individus, groupes, organisations et personnes morales, dont moi, qui, en raison de leur activité individuelle ou collective, sont susceptibles de porter atteinte à l'ordre public.
Cette liste est disponible sur le site de la pétition "Non à Edvige!", circulant sur Internet.
Veuillez agréeer, Monsieur le procureur de la République, mes plus viles salutations."
Car signer une pétition contre un fichier destiné à "protéger l'ordre public", ne serait-ce pas déjà se montrer susceptible de troubler l'ordre public ? Il faut donc absolument dénoncer tous les signataires de la pétition anti-Edvige qui méritent légalement de figurer sur ce fichier. Combien de noms déjà ? Plus de 90 000 ! Une bonne prise n'est-ce pas ? Non mais !!!
Car depuis le début de l'été, associations et syndicats se mobilisent contre le fichier Edvige (littéralement: Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), appelant à signer la pétition "Non à Edvige!" circulant sur Internet, et un recours a été déposé vendredi devant le Conseil d'Etat pour obtenir le retrait pur et simple de ce nouveau fichier considéré comme «liberticide»
Jusqu’ici étaient fichées "les personnes majeures qui, par leurs actions violentes, étaient susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’Etat". Eh bien désormais le gouvernement, c'est-à-dire les renseignements généraux et les services de police, et non pas la justice (or, en démocratie, c’est le juge qui est le garant des libertés individuelles), pourront ficher les personnes "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public". Ainsi, participer à une manifestation sera, selon le texte, une raison suffisante pour être fiché …
Le texte vise également toute personne "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif." ... Bref, tout citoyen (et d'ailleurs aussi toute institution) faisant preuve ou ayant fait preuve d'un quelconque engagement dans la vie sociale ! Et ce à partir de l'âge de ... 13 ans ! Dont on stockera et croisera les informations d'état civil, de profession, les signes physiques particuliers, les photographies, le "comportement", l'immatriculation des véhicules, les adresses, numéros de téléphone et adresses électroniques, informations fiscales et patrimoniales, les déplacements, etc. ... ce qui n'est pas sans rappeler les fiches du ministre Foucher qui comportait renseignements, dénonciations et calomnies sur tout individu suspecté de ne pas être un bon sujet de l’Empire.
Et comme si cela n'est pas suffisant, on stockera aussi les données relatives à leur environnement, notamment aux personnes "entretenant ou ayant entretenu des relations directes et non fortuites avec elle.... Donc, si vous côtoyez une personne susceptible de "porter atteinte à l’ordre public", par exemple votre frère ou votre sœur qui manifeste contre la vie chère, vous pourrez être fiché.
Et qui aura accès à ces infos ? Réponse simple, tout le monde ou presque ! Puisque en plus des services spécialisés (services d'information générale de la direction centrale de la sécurité publique ou des directions départementales de la sécurité publique), le texte prévoit aussi "tout autre agent d'un service de la police nationale ou de la gendarmerie nationale, sur demande expresse" ... seule limite prévue par le décret : "dans la limite du besoin d'en connaître". Tu parles d’une garantie !
Vous n'y croyez pas ? eh bien cliquez ici pour télécharger le décret créant ce fameux fichier EDVIGE
Big brother is watching you !!! Fait rare, la Commission Nationale Informatique et libertés, a publié un communiqué faisant part de ses désaccords.
Alors signez et faites signez la pétition "Non à EDVIGE!" , qui regroupe près de 700 organisations, collectifs, partis et syndicats contre ce fichier qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit.
A suivre : le 9 septembre, conférence de presse publique du collectif "Non à EDVIGE", à 11 heures à la Bourse du travail.
14:18 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.07.2008
Le sexisme ordinaire du Conseil général des Yvelines
Vous vous souvenez peut être de la campagne sexiste de juillet 2007 du Conseil général des Yvelines "I love techno" ? Eh bien le Conseil Général des Yvelines présidé par Monsieur (mérite-t-il ce titre ?) Pierre Bédier, persiste encore plus lourdement encore ! Mais pourquoi se gêner, la Ministre Valérie Pécresse n'y avait trouvé rien à redire ...Cette fois-ci il s’agit de plusieurs visuels destinés aux diplômé(e)s des grandes écoles à coup de jeux de mots sexistes et de mauvais goût qui font penser à un quelconque "Éros center" plutôt qu'à une grande école.
Cette nouvelle utilisation sexiste, vulgaire et ringarde d'une image de femme prouve encore une fois le mépris dans lequel Bédier tient la moitié des habitants de son département !
En effet cette publicité réduit la femme à un objet sexuel, faisant oublier qu’elle a intellectuellement les mêmes capacités que les hommes. Ensuite, elle suggère que les diplômés des grandes écoles sont attirés par les femmes et donc que les diplômés des grandes écoles sont forcément des hommes ! Par cette publicité il contribue à faire perpétuer des préjugés malheureusement largement partagés qui suggèrent que les femmes n’ont pas la même légitimité à faire des études et à diriger des entreprises que les hommes. C’est d’autant plus regrettable que cette publicité s’adresse à des populations comportant de nombreuses personnes en situation de responsabilité, arbitres des promotions des femmes à l’intérieur des entreprises et des administrations.
Cette publicité est également une apologie du viol, puisqu'un de ces slogans suggère "hacke moi si tu peux" or, "hacker" c'est pénétrer par effraction !
Et bien entendu cette campagne est payée par les habitants du département qui, pour moitié, sont des femmes ... mais on saura s'en souvenir avec nos bulletins de vote ! we can do it!
Vous voulez voir ces nouveaux visuels ? rendez-vous ici
Vous avez envie de protester ? Chaque geste compte !
Envoyez votre protestation au président du Conseil Général des Yvelines, Monsieur Pierre Bédier à cette adresse : communication@cg78.fr
ou par courrier (c’est plus efficace) à M. Pierre Bédier, président du Conseil Général des Yvelines, 2 Place André Mignot 78012 VERSAILLES Cedex
Et si ça vous tente, vous pouvez aller faire un tour sur le site des Yvelines. Il a un livre d’or qui ne dit que du bien. Certes, il est modéré … mais si vous voulez y déposer votre avis …
Et si vous voulez lire des réactions, allez sur le site de la Meute contre la pub sexiste : celles de 2008 sont en bas de la page ...
Serrons-nous les coudes !
08:28 Publié dans coup de gueule, mobilisation, Yvelines | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2006
Droit de réponse de Jean-Pierre Balligand sur la fiscalité sur les stock-options
Jean-Pierre Balligand, député de l'Aisne, a adressé aujourd'hui le droit de réponse suivant au journal Le Monde.
Dans son édition du 6 octobre 2006, Le Monde me désigne comme « le rapporteur de la loi de 2001 sur l’épargne salariale présentée par Laurent Fabius, alors ministre de l’économie – qui avait autorisé un allègement de fiscalité sur les stock-options ».
Doublement contraire à la réalité, cette présentation est préjudiciable à Laurent Fabius comme à l’ensemble des parlementaires socialistes qui ont, comme moi, voté ce texte.
D’une part, c’est en avril 2000, dans la loi relative aux nouvelles régulations économiques, que le régime des stock-options a fait l’objet d’une disposition législative. Le rapporteur en était Eric Besson.
D’autre part, Laurent Fabius n’a jamais autorisé d’allègement de fiscalité sur les stock-options. On lui doit au contraire, selon les propres termes de l’opposition de l’époque, d’avoir instauré « un impôt progressif sur les stock-options » (déclaration de Philippe Auberger à l’Assemblée nationale le 27 avril 2000) et d’avoir « alourdi le régime de taxation » des plus-values supérieures à 150 000 euros (rapport de Philippe Marini au Sénat le 4 octobre 2000).
Je vous remercie par avance de bien vouloir faire droit à ce rectificatif.
16:50 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Envoyer cette note
24.09.2006
"Heureux gosses de riches"
information intéressante, lue dans Challenges
"Heureux gosses de riches",
par Sabine Syfuss-Arnaud, grand reporter à Challenges, vendredi 15 septembre
L'INFORMATION est passée inaperçue, cannibalisée par la polémique sur les régimes spéciaux de retraite.
Pourtant, le dernier rapport de la Cour des comptes, que son président Philippe Séguin a solennellement présenté hier, jeudi révèle que l’argent public pour l’enfance est distribué en dépit du bon sens.
En cause, les subventions de fonctionnement que les caisses d’allocation familiale versent aux municipalités pour leurs crèches, haltes-garderies et autres centres de loisirs. Les mieux dotées sont celles qui font le plus de demandes, et souvent celles qui sont déjà les mieux équipées. Les différences sont flagrantes.
Rien que pour la région parisienne, les caisses versent en moyenne 62 euros par enfant en Seine-Saint-Denis, contre 144… pour les Yvelines, le département de Versailles. Si la plupart des maires touchent moins de 100 euros par gamin, certains se sont bien débrouillé et perçoivent plus de 500 euros, par exemple Saint-Tropez dans le Var ou Val d’Isère en Savoie.
La cour a même déniché 35 villes où la dépense dépasse 1.000 euros par chérubin. Parmi elles, dix havres résidentiels des Yvelines, dont les très élégants Chatou, Le Pecq et Marly-le-Roi. Un traitement bien peu égalitaire, dont les magistrats de la rue de Cambon se sont émus.
21:20 Publié dans coup de gueule, Yvelines | Lien permanent | Envoyer cette note
23.04.2006
Une lettre interne d’inspiration Paris-Match.
Par principe avant de commenter, d’approuver ou de contester le porteur d’un projet, mieux vaut en avoir pris connaissance.
Et c’est là que le bât blesse.
J’ai lu un texte joliment décoré, sur un fond bleu savamment calculé, mais je n’ai trouvé aucune proposition de gouvernance. Pour une candidate à la candidature et ses aficionados ça fait plutôt ‘léger’ ! Exactement ce qui plait à la France Profonde : de la démocratie participative bien empaquetée qui endort les foules en leur brossant le dos dans le sens du poil, mais au final aucun engagement.
Un lien est indiqué vers le site dédié à leur héraut, et on nous fait clairement savoir que les internautes y dialoguent entre eux. Qu’en ressort-il ? Rien. C’est la meilleure solution pour n’en faire qu’à sa guise, éventuellement arriver au pouvoir et conduire une politique qui ne soit ‘pas socialiste’, contresigner une constitution que les Français ont rejetée et suivre la 3ème voie ouverte par Blair puis empruntée ensuite par Schroeder qui a fini par abattre ses cartes en s’alliant aux conservateurs libéraux plutôt qu’à ses anciens camarades sécessionnistes qui lui auraient assuré une majorité de gauche « à gauche ».
Si on se souvient des sondages de 2002 manipulés par les média et si on tient compte de leur bluff délibéré conséquence naturelle de leur pensée unique, il est plus que jamais nécessaire d’avoir un candidat à la candidature qui propose une véritable alternative à la politique du ‘tout pour les actionnaires’ si on ne veut pas revivre ‘2002’ en 2012 et ‘l’automne 2005’ (au mieux ou au moins pire) dès 2007 car la « crise des banlieues », loin d’être morte, n’est qu’en sommeil trompeur.
Un seul exemple de manipulation. Lors du sondage réalisé le 18 avril 2006 par TNS Sofrès, celui qui a fait jaser les Té-èf-istes, et qui donne Ségolène Royal : 34% 1er tour, 51% 2nd tour, les questions sont formulées : ‘.. pensez-vous que … comptera /beaucoup/assez/peu/pas du tout/NSP ?’. Lorsque les points sont remplacés par le mot impôt, le résultat présenté est : 80% pour ‘comptera’ et 19 ‘ne comptera pas. ‘Peu’ et ‘pas’ ce n’est pas pareil, mais entre les poujadistes et les effenistes pour qui ça compte car ce serait de l’argent de poche mal dépensé et les gens de gauche qui voient dans l’impôt un moyen de redistribution souhaitable - et donc ‘qui compte’, quelle conclusion est sous-entendue ? Quel enseignement tirer des réponses lapidaires à cette question et sinon à quoi bon la poser ?
La capacité politique ne se limite à faire estimer la température pour en sortir une moyenne sinon la peine de mort ne serait toujours pas abolie en France et en Europe (dont fait d’ailleurs partie la Turquie). Et la boucle est bouclée puisque les USA seraient le modèle indépassable, eux qui sont farouches partisans de cette solution de concert avec les « démocraties populaires » et autres avatars post-colonialistes
Jean-Louis Hernando, RàG - Trait d’Union 78
22:50 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Envoyer cette note
22.03.2006
Les législatives : un coup de force bien planifié
Les longues heures passées à Solferino en commission électorale à auditionner certaines fédérations ou à étudier les propositions des départements, n’auront servi à rien. En effet, tout ce travail a été remis en question le samedi 18 mars par Bruno Leroux. Celui-ci, sans la moindre concertation nous a présenté sa proposition en nous laissant une demie heure pour en prendre connaissance.
A la première lecture, il apparaît évident que la volonté est d’éliminer un maximum de candidat(e)s de la motion 2 et du nouveau courant « rénover maintenant » (amis d’Arnaud Montebourg). Exemple frappant : les propositions officielles des fédérations, dont les propositions respectaient strictement la parité homme – femme (quantitatif et qualitatif) et qui avaient été déterminées comme "validables" en l’état par la commission, ont elles aussi été remises en cause sans avertissement afin de contribuer à cette éradication.
Dans un deuxième temps, il est évident que cette proposition n’a pas une ambition réelle de parité puisque les circonscriptions "féminisées" ne représentent que 49,9% du total.
Par contre, une certitude se dégage : la parité a été utilisée non pas pour promouvoir des femmes mais bien pour éliminer des candidats non alliés du clan Hollande avec la complicité du courant NPS (Emmanuelli Peillon).
Cette proposition s’est d’ailleurs avérée incomplète puisque Bruno Leroux a admis avoir tout simplement oublié de traiter les 22 circonscriptions d’Outre Mer. Les camarades de ces fédérations apprécieront…
Il n’a pas non plus intégré dans sa réflexion les circonscriptions qui devraient être réservées à des "minorités visibles", ni celles qui pourraient être dévolues à nos partenaires. Ce qui peut nous laisser penser que ces deux autres phases, seront encore l’occasion d’éliminer un peu plus nos candidat(e)s. En ce qui concerne les "minorités visibles", il est actuellement débattu, dans le clan Hollande, d’imposer des candidat(e)s aux fédérations sans que les militants puissent voter sur leur désignation.
13:25 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Envoyer cette note
17.03.2006
En finir avec l’irresponsabilité des entreprises
La mise en concurrence des peuples et des territoires par les entreprises, ainsi que la privatisation des profits et la socialisation des pertes sont devenus des axiomes que plus personne ne semble remettre en cause, et qui imposent toujours davantage de libéralisation et dérégulation des sociétés. Et pourtant, le développement économique et le commerce sont des éléments constitutifs des sociétés humaines, sans lesquels il n’y a ni échange, ni développement possible. Il nous faut donc soumettre les entreprises aux intérêts supérieurs des peuples, en exigeant d’elles qu’elles assument enfin leurs responsabilités vis-à-vis de la collectivité.
Celles-ci sont de trois ordres.
1. Les entreprises doivent assumer leur responsabilité sociale. La baisse continue des cotisations sociales, l’irresponsabilité des entreprises dans leurs politiques de licenciements, au seul but du profit, n’est plus admissible. Nous sommes donc opposés au principe des exonérations de cotisation sociale (quand on recrute un salarié, on paie son droit à la santé ou à la retraite). Et nous proposons au contraire de les augmenter significativement pour les entreprises qui recourent au travail jetable.
2. Les entreprises doivent assumer leur responsabilité écologique. Aujourd’hui, elles ne paient pas pour les impacts environnementaux de leurs actions. De fait, elles scient la branche sur laquelle elles sont assises. De plus en plus de ressources vont se raréfier et se renchérir. Il faut donc intégrer réellement dans le coût des produits l’impact sur l’environnement de leur production. Cela s’entend de l’extraction des matières premières (en taxant davantage celles non renouvelables), à leur transformation en produits finis (incluant la pollution générée par cette transformation) et à l’impact du transport de ces matières.
3. Les entreprises, enfin, doivent respecter les exigences du bien commun. Aujourd’hui, le système économique fait que de nombreuses entreprises s’opposent au progrès pour les peuples. Elles rachètent des brevets pour empêcher des innovations, elles n’investissent plus dans la production mais dépensent pour se racheter entre elles à des fins de profits pour les actionnaires, elles sont responsables d’un mouvement de déqualification générale des travailleurs. Or les besoins à venir sont immenses pour assurer l’accès aux futurs 9 milliards de personnes aux besoins essentiels (eau, énergie, nouvelles technologies, santé, etc.). Il faut donc modifier les systèmes de taxation des entreprises et de brevets pour encourager les progrès qui bénéficient à l’humanité et pénaliser les comportements qui s’y opposent.
06:00 Publié dans coup de gueule, dossier emploi | Lien permanent | Envoyer cette note
16.03.2006
Le CPE semble faire des émules parmi les propriétaires de logement à louer.
L'idée a germé il y a six mois au moment de la mise en place du contrat nouvelle embauche (CNE) puis de la proposition de CPE par le gouvernement. Concrètement, aux 9e et 21e mois, le propriétaire pourrait donner congé au locataire avec un préavis de 3 mois. Au bout de deux ans sans préavis, le bail deviendrait "à durée indéterminée" et retomberait dans le droit commun. Conscient que ce bail, dit "à l'essai", "induit une certaine précarité", Jean Perrin affirme cependant que "c'est mieux que ne pas avoir de logement". Et ce dernier d’ajouter : "Il y a peu de chance que le locataire, dans le cas où il serait titulaire d'un CPE et où il occuperait un logement avec ce type de bail, se retrouve licencié et à la rue au même moment"
Récemment présentée au gouvernement, la proposition de l’UNPI a été votée en conseil national en septembre dernier. « On me dit que l'idée est excellente mais que dans un contexte de critique des CNE et CPE, elle ne peut passer pour le moment », conclut Jean Perrin.
Voici la réaction de Marie-Noëlle Lienemann
Vers une précarisation de la société.
Je m'insurge devant la proposition du président de l'UNPI de créer un système de bail précaire, frère jumeau du CPE et du CNE pour la location.
Cette proposition montre bien l'effet " tache d'huile" de précarisation de la société que créent les décisions gouvernementales. Il serait gravissime que le gouvernement fasse la moindre concession à ce genre de proposition de l'UNPI. Tout au contraire, il est urgent que les pouvoirs publics mènent une politique de modération des coûts tant des loyers que des logements et terrains, limitent leurs subventions aux seules opérations ayant un caractère social ou un loyer réduit et crée une Couverture Logement Universel, garantie mutuelle pour tous les locataires, évitant les impayés de loyers pour les foyers de bonne foi, assurant une sorte de sécurité sociale pour le logement, garantissant le bailleur et protégeant le locataire. Ce n'est pas moins de sécurité dans le logement qui s'impose mais plus de protections et de garanties pour tous.
Par ailleurs, je demande au gouvernement de surseoir aux expulsions des familles en difficultés sociales et de mettre en place rapidement cette garantie mutuelle pour prévenir ces expulsions.
Affaire à suivre…
12:00 Publié dans coup de gueule, dossier logement, Marie-Noëlle Lienemann | Lien permanent | Envoyer cette note
13.03.2006
Le 15 mars, fin de la trêve hivernale
Ø 23 000 demandeurs de logements sociaux
Ø 2250 demandes d'hébergements d'urgence (dont 30% sans solution)
Ø Environ 500 expulsions / an (pour 2500 assignations et 1500 commandements à quitter les lieux)
En 2006, on doit pouvoir loger tout le monde en France, encore faut-il le vouloir !
13:30 Publié dans coup de gueule, dossier exclusions, dossier logement | Lien permanent | Envoyer cette note
24.02.2006
Après le contrat responsable, le contrat déraisonnable ?
Le "cœur du système" sera constitué d'un réseau de 200 médecins, des "pontes" sélectionnés et cooptés par un comité scientifique, un médecin généraliste de ce réseau percevra 80€ pour une consultation, 130€ pour une visite (contre respectivement 20 et 30€ au tarif sécu). Un contrat pour les très hauts revenus qui pourrait ouvrir la voie à une médecine à 2 voire 3 ou 4 vitesses, avec des tarifs et donc des prestations fonction du niveau des revenus !!!
L'affaire risque de faire grand bruit. En effet si ces pratiques se généralisent serons-nous dans quelques années encore tous égaux devant l'accès aux soins ?
Lire la réaction du CLCV (consommation logement et cadre de vie) sur ce sujet.
10:25 Publié dans coup de gueule | Lien permanent | Envoyer cette note





