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01.11.2006
Nos élus ont choisi Laurent Fabius
Intervention de PHILIPPE ESNOl, maire de Conflans Sainte Honorine, conseiller général, et candidat aux élections législative, lors de la visite de Laurent FABIUS à Conflans Sainte Honorine le 11 octobre 2006.
Je suis très heureux d’accueillir Laurent, ici, ce soir, après une réunion de terrain en mairie, en ma qualité de président de son comité de soutien pour les Yvelines.
Nous sommes entrés dans la procédure de désignation du candidat socialiste à l’élection présidentielle. Nous le faisons après nous être rassemblés à la quasi unanimité autour du programme du Parti Socialiste lors du congrès du Mans. Le choix doit donc permettre, à chacun et à chacune d’entre nous, de désigner la personnalité qui semble le plus a même, le plus en capacité, de gérer et de diriger le pays aussi bien en interne que sur le plan international.
Et je le dis très clairement, parmi les trois candidats à la candidature, celui qui a l’envergure, la carrure, les compétences et la capacité de chef d’Etat, eh bien mes camarades, ne cherchez pas au loin, il est ici même, c’est Laurent Fabius !
Laurent Fabius … que ne lui a-t-on pas reproché ! Reproche de trahir le parti en se prononçant pour le non au referendum sur le traité constitutionnel européen. Mais mes camarades, qui trahissait le parti quand les mêmes qui depuis des années s’insurgeaient contre la "constitution Giscard" en firent brusquement l’alpha et l’omega de la politique en surfant sur les sondages qui prédisaient la victoire du oui ? Chez qui se trouvait le courage quand, au rebours de tous les sondages, de toutes les prévisions, Laurent Fabius en appelait à une position différente au nom des principes de notre parti et de nos engagements de toujours ? Qui avait changé ? Et au final qui a eu raison ?
Les militants ne s’y trompent pas. Je le dis d’autant plus librement que nous sommes dans une section dans laquelle le courant n’est pas toujours passé avec Laurent Fabius (c’est peu de le dire) et si nous nous sommes majoritairement retrouvés auprès de lui c’est qu’il a su convaincre par ce qu’il a dit, par ce qu’il a fait et par l’expérience qu’il a acquise sous nos yeux.
Les choses sont claires. Nous avons trois compétiteurs. L’un c’est Laurent Fabius, le candidat du programme du PS, qui sait qu’on ne peut gagner et ensuite mettre en œuvre un programme de gauche que si l’on réunit d’abord la gauche autour du PS. Le deuxième candidat se revendique d’une sociale démocratie gestionnaire qui s’éloigne, à l’évidence, de nos partenaires de gauche. La troisième candidate est plus floue encore et appelle à des rassemblements sur des thèmes sociétaux.
Devant les enjeux et l’état de notre société, est-il opportun de finasser. Le SMIC à 1500 Euros a finalement été repris par le programme du parti. On ricane à présent sur l’augmentation immédiate de 100 Euros pour les smicards ! N’est-il donc même plus concevable pour des socialistes que 100 Euros immédiats puissent être une vraie mesure positive pour celles et ceux qui sont dans la pauvreté ? Moi j’y vois du volontarisme et du concret. J’y vois également de la cohérence quand cela s’intègre, comme c’est le cas, dans une politique d’accroissement du pouvoir d’achat et d’organisation d’une conférence salariale pour la revalorisation prioritaire des petits et moyens salaires.
Même chose pour le logement. Notre camarade Guy Malandain est à l’initiative d’une très belle loi, la Loi d’Orientation pour la Ville, reprise ensuite par la loi SRU, qui a imposé le quota de vingt pour cent de logements sociaux dans chaque commune. Cette loi est correctement appliquée par la plupart des villes de gauche. A droite c’est la guérilla perpétuelle particulièrement contre cette disposition. Les communes de droite utilisent tous les artifices pour y échapper et préfèrent en dernière analyse payer des pénalités plutôt que de construire du social. Qui donnerait les moyens à l’Etat de faire respecter la loi? Laurent Fabius qui préconise que les préfets se substituent aux municipalités pour imposer la construction sociale dans les communes récalcitrantes. Voilà encore du volontarisme et du concret.
Homme d’Etat disais-je en parlant de Laurent. Un homme aussi qui a beaucoup appris de la vie parfois douloureusement pour lui, sa famille, ses enfants. Un homme qui sait écouter, dialoguer et décider.
Pour toutes ces raisons, Laurent, et pour tous les défis qui sont à relever, nous sommes avec toi!
18:20 Publié dans actions de nos élus | Lien permanent | Envoyer cette note




