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02.06.2006
Communiqué de presse de Didier MARIE, Président du Département de Seine-Maritime et membre de l’équipe de campagne de Laurent Fabius
Alors que l’Assemblée Nationale examine actuellement le projet de loi Engagement National pour le Logement, l’UMP de M. Sarkozy a décidé de passer en force et de supprimer l’obligation pour les villes de moins de 3 500 habitants de construire 20 % de logements sociaux.
Cette décision est inacceptable et injuste. Alors que le manque de logement sociaux est évident dans notre pays et que sur 742 communes concernées, un tiers seulement ont répondu à leurs obligations, cette mesure récompense les maires qui font le moins d’efforts en matière de logement social. Sarkozy donne d’ailleurs le mauvais exemple : comme élu de Neuilly-sur-Seine, qui compte à peine plus de 2 % de logements sociaux, le président de l’UMP se distingue comme l’un des plus mauvais élèves !
En remettant en cause cette obligation, l’UMP tourne le dos au modèle républicain. Cette mesure est lourde de conséquences : en renforçant les ghettos urbains, elle signifie l’abandon de l’objectif de mixité sociale, sonne comme une provocation six mois après la crise sociale dans les quartiers, est un feu vert au communautarisme.
De retour aux responsabilités, la gauche devra rétablir cette obligation et durcir les sanctions contre les élus hors la loi SRU. A l’image de l’initiative prise par le Département de Seine-Maritime et comme l’a proposé Laurent Fabius dans le projet socialiste pour 2007, elle devra supprimer les subventions d’équipement aux communes qui ne respectent pas l’obligation des 20 % de logement sociaux tant qu’elle ne s’engagent pas à rattraper leur retard.
23:31 Publié dans dossier logement | Lien permanent | Envoyer cette note




